18.06.2008

"L'UMP salut Reuters", et Frédéric Lefebvre a quelques problemes de conjugaison...

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Tiens, vous vous souvenez du fight Frédéric Lefebvre versus Agence France Presse ? Figurez-vous que le député gominé des Hauts-de-Seine a remis ça, avec un communiqué diffusé hier sur le site de l'UMP : il y distribue un satisfecit à l'agence anglo-saxonne Thomson-Reuters pour sa couverture du livre blanc sur la défense, quand les affreux gauchos de l'AFP sont accusés de ne-savoir-rien-faire-que-de-relayer-la-bonne-parole-socialiste.

Vous je ne sais pas, mais moi je les comprends les petits gars du desk politique de l'AFP : se fader des communiqués pas français (des petits problèmes avec l'emploi de "ne", peut-être, Frédo ?), bourrés de fautes (ah, la "voie" étroite du chef du service politique), où même le titre comporte une énormité plus grosse qu'un éléphant dans un couloir, ... ça doit vite lasser.

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Tiens, au passage, une question qui n'a jamais été posée : que pensent les différents ministres qui ont commencé leur vie professionnelle à l'AFP (dont le premier d'entre eux) de ces charges à répétion contre l'agence de la Place de la bourse, hum ?

12.09.2007

Ma vie en 2.0

Comment, j’ai renoncé à devenir base-logistique-distributeur de flyers-démarcheur-correspondant local pour citycampus.fr, pour moins de 300 euros par mois en CDD.

 

ebff0579cdbf403ba2bc8fb3715a5bfe.jpgLe rendez-vous était fixé à 11 heures, j’ai beau arriver pile à l’heure, je suis l’un des derniers. Trois heures plus tard, je suis le premier à sortir. Entre deux, j’ai refusé une offre d’emploi en CDD pour un site proam. Motivé à l’idée d’afficher sur mon CV une première expérience de journaliste web, j’en ressors atterré par le constat : entrepreneurs du net et journalistes, même pas bornés, ne parlent décidément pas la même langue. Et c’est bien dommage.

Retour sur les faits. L’histoire débute par une offre d’emploi, repérée ça et là. Journalisme et internet, implication dans la vie culturelle et étudiante locale : le profil me convient, la perspective d’arrondir les fins de mois est séduisante sinon nécessaire. Mi-août, je passe un (long) entretien, dans les locaux du club de la presse de ma capitale de région. Quelques semaines plus tard, me voilà convoqué pour deux journées de formation à Paris, dans les bureaux de citycampus. L’adresse dans le VIIIè sonne agréablement à mes oreilles de provincial, monté pour un mois de stage à la capitale.

A la volée. Dans la salle, nous sommes une grosse dizaine de jeunes étudiants, bac+4, bac+5, venus des principales villes estudiantines de France, pour la plupart issus de filières infocom, quelques uns sont comme moi en école de journalisme. Pour nous recevoir, il y a l’un des quatre associés -ancien directeur marketing de l’OFUP- la rédactrice en chef, son adjoint. Il fait chaud, étouffant même : une quinzaine de personnes dans une salle d’une dizaine de mètres carrés tout au plus, mais les fenêtres sont fermées pour éviter le bruit des travaux, en bas, dans la cour.
Pendant une grosse heure, l’associé en question nous lit le pitch sur powerpoint. Ca donne, à la volée : « nous voulons être le myspace étudiant », l’objectif, c’est « quelques dizaines de milliers de membres d’ici fin 2007», « un million en décembre 2008 », « partenariats avec lemonde.fr, nrj, on espère rue89 », « 250 jours hommes, soit 500k€ consacrés au développement du site », et, nous assure-t-on, la volonté de faire bien plus qu’un coup - pardon, un « take the money and run », comme on dit, dans la novlangue d’usage.Bref, les objectifs sont prétentieux. Tant mieux. J’aime bien les personnes ambitieuses. J’ai beau me destiner au journalisme, je ne rechigne pas à parler un tantinet la langue marketing : la cible des 18-25 ans est porteuse sur le marché publicitaire, et on nous assure qu’une régie publicitaire est sur les rangs. Le business plan paraît solide, l’idée bien ficelée.

Le miel et les abeilles. Il fait de plus en plus chaud et le café offert en arrivant m’a donné soif. Il n’y a pas d’eau. Pas de pause cigarette, non plus. C’est au tour de la rédactrice en chef de parler. D’abord, la ligne éditoriale. Des dossiers pot-à-miel à étudiants (« la collocation »), cinq « fils rouges » (infos pratiques sur la vie étudiante, culture, web, écologie-développement durable, solidarité-initiative citoyenne). Rien de révolutionnaire, mais rien de profondément rebutant. Dans ma tête, je fais le tour des amis, même et surtout ceux perdus de vue depuis un moment, dont j’imagine éventuellement dresser le portrait. Bref, je m’y vois plutôt bien, dans mon poste de «correspondant local campusnews/citycampus».

Il est 13 heures bien passées, il fait toujours aussi chaud. Mais, miracle, les ouvriers du bas partent déjeuner, les fenêtres s’ouvrent pour quelques minutes. C’est le moment de reprendre la fiche de poste, dans sa version réactualisée. Surprise : la production éditoriale ne sera pas la seule partie du job, il va s’agir, aussi, d’assurer un pôle d’« animation ». D’abord, modérer, commenter, recommander, créer et animer groupes de discutions ou réseaux locaux. Mon enthousiasme initial commence à s’envoler : je connais suffisamment internet pour savoir que derrière ces conditions a priori de bon sens, une pompe à temps considérable pointe le bout du nez, impossible à quantifier. En plus, il va s’agir d’identifier les éventuelscontributeurs locaux prêts à balancer sur le site leur production - pour rien, bien sûr : « Des gens qui font des fanzines et ne savent pas comment le rendre public » -à l’heure où ouvrir un blog n’a rien de plus facile, de qui peut-il bien s’agir ?- ou bien « des salles de concert, pour qu’elles mettent elles-mêmes en ligne leurs agendas par exemple » - je me vois mal, débarquant dans ma salle de concert préférée, demander à la chargée de com’ de se farcir elle-même l’ingrat travail de mise en ligne. Ah oui, j’oubliais : « Le premier mois, pour la campagne de com’, on va vous envoyer des flyers et des affiches, il faudra les distribuer dans les BDE et les écoles de la ville. »
Pour le reste, les contraintes éditoriales sont enfin fixées : chaque mois, 5 articles d’au minimum 2500 signes - et si t’as de l’audio ou de la vidéo, c’est encore mieux coco ; chaque semaine, 3 brèves d’un bon petit millier de signes plus 10 évènements ajoutés à l’agenda -dont trois commentés, coco, tu comprends, c’est plus attirant. Je sacrifie une page de mon carnet de note au calcul, vite fait, prenant à chaque fois la base minimale de production éditoriale :
  • 5 articles, soit au moins 10 000 signes ;
  • 12 brèves, soit au moins 12 000 signes ;
  • 40 évènements à l’agenda, dont 12 commentés : 5000 signes.
Au bas mot, quelque chose comme 25000 signes par mois, plus de quinze feuillets (1500 signes de texte, instrument de base de la mesure du travail d'un journaliste).
 
Cours toujours. Il est 13 heures 30, les ouvriers sont revenus, et la fenêtre est refermée. L’associé du début, celui passé par l’OFUP, repasse le bout du nez. « Vous êtes toujours avec nous ? » Moi : « Ca va dépendre de la suite, quand même ». Je ne vais pas être déçu. La fiche de poste a beau comporter quelques lignes supplémentaires non quantifiables, on a beau me demander de « vivre citycampus, dormir citycampus, penser citycampus, manger citycampus », le salaire n’a pas varié d’un iota. Trois cent cinquante euros bruts. « On est est parti sur une journée de travail par semaine, soit un contrat de 40 heures mensuelles. » Pour l’ensemble des tâches listées, promotion online et offline comprises, que j'évalue plutôt au double pour faire le job consciencieusement. Sur la page de mon carnet, je rapporte le prix au feuillet. Vingt euros brut, et les relations publiques, aussi enrichissante que le stockage et la distribution de flyers en cadeau. Quant à la partie variable, je n’ai toujours pas bien compris comment le seuil des nouveaux membres devait influer, je ne suis pas très sûr que l’associé lui-même ait vraiment les idées arrêtées, à vrai dire.
Il est 14 heures passé, je prends la porte. Je suis le seul. Je me demande si je suis un dinosaure, avec mes signes, avec mes feuillets, avec mon honnêteté à la con. Je me maudis de ne pas être capable de signer ce contrat de trois mois et demis sans période d’essai, tout en sachant pertinemment que je ne remplirai pas les objectifs fixés. A ma (modeste) échelle, j’aurais dû faire un « take (a little bit of) money and run ».

19.07.2007

Killed Bild, Libé sauvé ?

Projets de loi à gogo, discours par poignées : les sujets potentiels ces derniers jours n'ont pas manqué, et l'hémicycle est au centre des débats. Je ne les oublie pas, et les garde bien au chaud. En attendant, petite incursion dans le monde merveilleux des quotidiens nationaux.

Il arrive en jean, sa poche arrière est déformée par un portefeuille, une petite chaîne argentée l'accroche à sa ceintue. Il a le crâne complètement dégarni, parle fort et vite, accent du sud ouest prononcé. Il fait des grands gestes. Puis trace un schéma qui "résume tout ce qu'est un nouveau journaliste". Il l'a griffonné dans le train qui l'a amené. Gestionnaire de contenus-traducteur-reporter, le journaliste doit être multicompétent, spécialiste en rien mais dilettante de talent, se garder de l'expression de toute opinion. Et, surtout, "écrire pour ses lecteurs, pas pour les autres journalistes". Les 37 journalistes qui sont sous ses ordres, dans les dix plus grandes métropoles françaises sont "interdits de Clubs de la presse", parce qu'ils "n'ont pas vocation à devenir des notables locaux". Leur job ? "Courir. Ils courent toute la journée."

26a23299e62a145aa448fa889d674913.jpgA l'époque, Didier Pourquery est encore directeur de la rédaction de Métro. Dans une petite salle, il fait face à des étudiants qui, pour certains, deviendront journalistes. Il n'aime rien tant que le contact, apostrophe vertement ceux qui voient en lui le fossoyeur de la presse "à la française". Il raconte les bras de fer avec les ouvriers du syndicat du Livre quand Métro est arrivé en France, les bouclages et les distributions sous la protection de CRS. Dans cet océan de certitudes, c'est tout juste s'il confesse, de temps en temps, être saisi d'un doute. Mais il s'en fout : ces rares fois où le découragement se pointe, il a un truc. Ligne 1 le matin, station Défense, regarder les costumes cravates bien peignés qui "font la démarche" d'aller chercher dans les présentoirs verts le journal gratuit qu'il dirige : voilà qui le convainc qu'il a bien fait de participer au lancement du premier gratuit en France.

*****

Quelques mois plus tard, le même homme. Même type de public, mais une carte de visite un peu différente en poche. Didier Pourquery a été débauché par le groupe Axel Springer pour plancher sur le projet d'un Bild à la française. Le portefeuille et la chaîne ont disparu, pas l'accent ni le jean, encore moins le goût du contact. On le présente comme ancien de Libé, du Monde, de Métro. Il s'agace : "Mais je suis aussi passé par Gala et Voici, et j'en suis fier, je ne comprends pas pourquoi devant certains publics on paraît comme gêné de le dire." Pour le reste, le discours est encore un peu plus musclé. Les quotidiens classiques "oublient leurs lecteurs" ?  La seule solution, c'est de tout chambouler, créer un nouveau titre qui permettra de faire évoluer les mentalités. Toute réforme de l'intérieur serait impossible.
A force de l'entendre tout remettre en question, nier la possibilité de réformes, on le prendrait presque pour un vieux maoïste. Il désapprouve. Pour lui, le Bild français permettra de sauver la presse écrite, un point c'est tout : voilà qui le convainc qu'il a bien fait de participer au lancement du nouveau quotidien populaire payant en France. 

 *****

Axel Springer jette l'éponge le 5 juillet, le Bild français ne se fera pas. Didier Pourquery au chômage ? Allons bon. Huit jours plus tard, c'est le nouveau directeur délégué de la rédaction de Libération. En 2005, dans un chat sur nouvelobs.com, il avait évoqué le quotidien de la rue Béranger.

J'ai commencé à travailler dans ce journal, c'est grâce à lui que je fais mon métier et j'ai confiance dans le "code génétique" de ce quotidien. Il peut être un beau journal intellectuel, de grand reportages, de bonnes enquêtes, de débats et de tendances. Il a tout pour réussir sur le créneau du magazine quotidien exigeant. Il faut simplement qu'il surmonte sa crise de management actuelle et puisse vaincre certains de ses vieux démons (confondre exigeance et méchanceté, par exemple ou se complaire dans la haine de soi, mais bon, ce que j'en dit...).

Laurent Joffrin est ravi, mais devra encore compléter sa dream-team, avec le départ annoncé de Renaud Dély, l'un de ses adjoints actuels vers Le Parisien. En attendant, selon lui, la véritable plus-value Didier Pourquery, ce sont "ses connaissances marketing pour que le contenu corresponde à notre lectorat". Il le dit, dans un article de 20 minutes, avant de préciser : "Nous nous préoccupons beaucoup plus qu’avant de l’effet de nos unes sur les ventes. C’est une nouveauté sur laquelle nous travaillons déjà depuis plusieurs mois. Et évidemment, la baisse de nos ventes reste une priorité." Didier Pourquery va avoir son mot à dire : voilà qui le convainc de sauver le soldat Libé.

Et moi d'attendre avec beaucoup d'impatience la nouvelle formule de la fin septembre. 

(photo : nouvelobs.com)

 

 


 

04.07.2007

les journalistes ? des totalitaires en puissance, privilégiés fiscalement, et sans éthique

Décomplexé avec les journalistes, le nouveau locataire de l'Elysée. C'est un fait, et même un peu plus encore, copain  qu'il est avec nombre de leurs patrons. Mais Nicolas Sarkozy n'est pas le seul à charger la mule contre "les médias". Quand Patrick Devedjian avertit de la naissance d'un nouveau totalitarisme, Jean-Luc Mélenchon évoque des privilégiés fiscaux, et Ségolène Royal  voudrait donner des  leçons d'éthique. Décomplexés, on disait ?7a4c949e64b5df8672567ce30b4dc625.jpg

La semaine dernière, les journalistes ont poussé un coup de gueule. Dans le collimateur des différentes sociétés de journalistes réunies autour de François Malye, du Point, il y a ces articles passés à la trappe, ces évictions pilotées par qui l'on sait, ou bien encore cette nomination à un poste de direction de la première chaîne décidée et annoncée ... toujours par qui l'on sait. Bref, la semaine dernière, les journalistes ont poussé un coup de gueule contre des attaques qui menacent leur indépendance, contre l'ingérence décomplexée du locataire de l'Élysée.

Je ne vais pas m'appesantir sur le sujet. Futur journaliste, je comprends ces craintes ; mais enfant de la génération internet, je pense qu'une information, une vraie, vérifiée et recoupée, ne peut plus être tue aujourd'hui comme elle l'était hier. Celui qui, désormais, s'oppose à la publication d'un article sourcé le verra immanquablement repris ailleurs. Peut-être un peu trop naïf, je suis en fait persuadé que c'est trop souvent la presse elle même qui se laisse mener en charrette. (1)

 

Mais de cette décomplexion, Nicolas Sarkozy n'est pas le seul à jouer. Bien sûr, dans les cas que je vais évoquer, il ne s'agit pas d'agissements dans l'ombre ni de pressions sur les amis, les frères, patrons de rédactions ou propriétaires de journaux. Non. Il s'agit d'attaques lancées en pleine lumière par des politiques, souvent de premier plan. D'insinuations détestables en généralisations fumeuses, ces sorties ont moins fait parler d'elles que les coups de téléphone de l'agité de l'Élysée. A raison, peut-être. Mais elles aussi contribuent à jeter le discrédit sur une profession toute entière. Et elles aussi témoignent de cette décomplexion généralisée, sinon de mépris ou de mauvaise foi éhontée.
 

7b26cdcd3519fa07ea5b830e30cf5d53.jpgIl y a d'abord celui qui est toujours méchant. Jean-Luc Mélenchon ne s'est jamais distingué par la finesse de ses attaques. Les Lituaniens s'en sont pris plein la gueule ; puis, ca a été au tour de Jean Quatremer, le correspondant de Libé à Bruxelles. Cette fois, ce sont tous les journalistes qui se font tâcler. Sans doute contrarié parce qu'il ne sait pas encore quand il sera en vacances cet été, le sénateur de l'Essonne raille

"ceux (qui) récupèrent en ce moment avec les moyens de leurs privilèges fiscaux leur RTT suspendue pour la période où ils nous bourraient le crâne pendant les élections présidentielles. Ca au moins c’est une bonne nouvelle."

La grande clââsse. 

9ff5caaab705a436c86fce1fd7e1733b.jpgIl y a ensuite le goujat, celui qui qualifie une ancienne député UDF de s***** en se tournant ostensiblement vers une caméra. Mais loin de s'excuser, quelle est la première réaction de l'impétrant ? Dauber sur ces journalistes voleurs d'images. Tout habitué des plateaux télé qu'il est, Patrick Deveidjan ne peut pas ne pas avoir remarqué le JRI qui accompagne le député avec lequel il s'entretient rue de l'université. Quand on a une caméra à l'épaule -et, comme l'assure le rédacteur en chef de Télé Lyon Métropole, un micro dirigé vers les trois hommes en discussion- on n'a rien d'un voleur, on fait son boulot.
Mais pas question pour le secrétaire général délégué de l'UMP et aspirant calife de revenir sur sa piteuse défense. Samedi, une fois la polémique un peu retombée, voilà l'analyse qu'il livre sur son blog, dans une note à propos de de son "dérapage" :

"Si plus rien n’est privé, si tout doit être totalement transparent, le totalitarisme n’est pas loin et la liberté individuelle vraiment menacée."

Au moment où j'écris ce billet, Patrick Devedjian reçoit le prix de "humour et politique", et me fournit une transition rêvée. Car sa prédécesseur à ce ridicule et inutile titre est la prochaine décomplexée de la liste.
 
Enfin, il y a celle qui voudrait donner des leçons d'éthique, alors qu'elle use des insinuations les plus douteuses. Aux débuts de sa campagne, alors qu'elle n'était encore que candidate à la candidature socialiste, Ségolène Royal avait vertement tancé un journaliste couvrant son voyage à Dakar. "On ne m'interrompt pas quand je parle, on se respecte" : la charge de l'institutrice Royal était dure. Mais la maîtresse peut faire bien mieux. Le 24 juin, elle est invitée sur le plateau de dimanche + ; elle revient, entre autre, sur la manière dont sa rupture avec François Hollande a été annoncée le soir du second tour des élections législatives, à 22.15, via une dépêche de l'AFP parfaitement sourcée et dont pas une virgule ne peut être modifiée. La vidéo est ici, la partie en question dure trois minutes (entre 14'49'' et 18'...).

Au milieu de ses réponses, il y a cette attaque, lourde, contre l'AFP :

podcast

Je ne sais pas vous, mais moi, l'entendre balancer, comme ça, que les journalistes doivent obéir au doigt et à l'oeil, ne doivent pas publier une dépêche qu'elle serait pourtant bien incapable de démentir ... ça m'a fait un peu froid dans le dos. D'autant que l'AFP n'a pas été en reste quand le ministre de l'Intérieur Sarkozy menait campagne à grand coup de descentes de police ultra-médiatiques en banlieue.

 

(1) Le candidat sur le cheval Univers et la presse en charrette pour une balade en Camargue, Philippe Ridet, Le Monde du 22 avril 2007sarkozycamargue_phridet.pdf

 

Voilà, fin du panorama. Bientôt, retour à des notes plus en rapport avec le cher hémicycle, avec quelques remarques sur le casting ou bien encore les (quatre) quarts d'heure de gloire d'hier.