25.08.2007
Le Parisien, Michel Rocard et le Conseil Constitutionnel
Interview de Michel Rocard, dans Le Parisien-Aujourd'hui en France de ce samedi. Comme il s'agit du Parisien, pas question pour lui de ne parler que de politique étrangère, contrairement à cette tribune récemment publiée dans un quotidien écossais - signalée chez l'excellent koz, elle accessible ici pour ceux qui sont prêts à un abonnement annuel d'un montant de 30£ sterlings, là pour les autres.
Un tâcle sur les partis politiques - "dans la déshérence de la gauche française, il faut des lieux où on pense et cela ne peut pas être dans les partis. (...) On ne peut pas réfléchir dans des conditions soumises à des votes" -, une pique forcément relevée sur "le PS français (qui) n'est plus pour un paquet d'années en situation de gouverner", une longue sortie sur "le Monopoly mondial" auquel il faut des "réponses (...) totalement nouvelles" : Rocard n'abandonne aucun de ses dadas habituels.
Mais il y a une curieuse question, tout de même, dans cette interview d'une demi-page. Sur la situation politique française, Philippe Martinat lui demande : "le PS a-t-il eu raison d'inciter le Conseil constitutionnel à censurer la promesse de Nicolas Sarkozy sur les intérêts immobiliers ? " Et Rocard de répondre par l'affirmative, sans s'éterniser, mais en se payant le luxe d'une pique de plus : "ça ne fait pas un projet de société...", lâche-t-il.
Problème (je radote) ? Si le PS est bien l'auteur de la saisie du Conseil constitutionnel sur l'ensemble du TEPA, il n'a soulevé aucune remarque particulière sur son article 5, relatif aux prêts immobiliers. Moi je vous le dit : un Michel Rocard qui ne relève pas ce genre de détail, c'est un Michel Rocard qui vieillit. Et ce serait dommage.
Réponse demain ?
(photo : AFP/Keystone)
18:15 Publié dans la presse et moi | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : rocard, le parisien, tepa, conseil constitutionnel, parti socialiste


Commentaires
C'est surtout la question qui est mal posée. Le journaliste aurait du demander ce qu'il pensait du paquet fiscal en général et de cette mesure en particulier sur le fond. Un politique n'a pas à prendre position en fonction de la constitutionnalité, mais de l'effet des mesures sur la société.
Les gracques, on verra comment ça tourne, mais déjà, leur slogan sur leur site est très mal choisi. Ils auraient du écrire "après la DEBACLE la refondation". Formulé comme ça (après l'élection ..." ça laisse entendre qu'ils ont gagné l'election sans projet. Quoique ... Spitz dit aussi qu'ils bosseront pour tout ceux que leurs idées intéresseront ...
Ecrit par : Malakine | 26.08.2007
la démarche des gracques m'intéresse mais déjà leur journée de demain permettra de voir QUI ILS sont!
J'esépre aussi que sous prétexte de modernité, il ne jetteront pas tout le corpus de la gauche par pertes et profits
Ecrit par : romain | 26.08.2007
Les commentaires sont fermés.